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Ce site n’est pas le système officiel e-Apostil ; il appartient à un cabinet de traduction privé. Système officiel : www.eapostil.gov.tr Pourquoi cette mention

Dernière mise à jour : 30 septembre 2026 Sources vérifiées le 23 septembre 2026
Guide des pays

Moldavie : deux autorités et une e-Apostille depuis 2013

En Moldavie, l’apostille relève des Affaires étrangères ou d’une agence de la Justice ; e-Apostille depuis 2013, objection allemande levée en 2026.

La Moldavie est une destination où l’acte turc part avec une apostille et d’où l’acte moldave arrive avec une apostille, sans que les deux directions se ressemblent. En Turquie, deux sortes de guichets apposent le certificat selon l’acte ; en Moldavie, la ligne de partage passe ailleurs, entre le ministère des Affaires étrangères pour les actes administratifs et une agence du ministère de la Justice pour tout le reste. La Moldavie exploite aussi une apostille électronique depuis 2013, et l’été 2026 a ouvert une voie nouvelle dans les dossiers à trois pays lorsque l’objection allemande a été levée. Pour les familles moldaves et turques de France ou de Belgique, ces trois sujets sont ceux qui décident du circuit.

Acte administratif ou non : la ligne de partage moldave

Selon la page d’autorité de la HCCH datée du 11 mai 2020, la compétence est divisée en Moldavie : le ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration européenne traite les actes administratifs, tandis que l’Agence des ressources informationnelles juridiques du ministère de la Justice traite tous les autres actes publics. Jugements, actes notariés et actes d’état civil relèvent du second groupe. La division rappelle la division turque sans la reproduire : en Turquie, un acte administratif et un acte notarié partagent le même guichet, la préfecture de province (valilik) ou la sous-préfecture de district (kaymakamlık), tandis que l’original d’un acte judiciaire va à la présidence d’une commission judiciaire (siège de cour d’assises) ; en Moldavie, la frontière sépare l’administratif du non-administratif. Les droits et les délais figurent sur la page de la HCCH et ne sont pas repris ici.

Un registre en ligne ouvert en octobre 2013

Le tableau e-APP de la HCCH indique que l’apostille électronique a débuté en Moldavie en octobre 2013 par le canal du ministère de la Justice ; le registre se trouve à l’adresse apostila.gov.md, que la page d’autorité de la HCCH donne aussi. Ce registre précède de plusieurs années e-Apostil, le système officiel turc d’apostille électronique. Lorsqu’un jugement ou un diplôme moldave arrive en Turquie avec une apostille électronique, l’institution turque contrôle le certificat dans ce registre. Les notaires turcs ont reçu la même information par leur propre canal : dans sa circulaire consolidée 25, l’Union des notaires de Turquie (TNB) range la Moldavie parmi les États passés à l’apostille électronique, fait partir l’e-apostille moldave du 01.10.2013 et demande aux notaires de la rechercher selon la pratique de l’e-apostille à signature numérique. Le tableau ne précise pas si les apostilles apposées par le ministère des Affaires étrangères sur les actes administratifs sont elles aussi électroniques ; il ne nomme que le ministère de la Justice.

Le retrait allemand du 17 juillet 2026 dans un dossier à trois pays

La Moldavie a adhéré le 19 juin 2006 et sa ligne HCCH porte le 16 mars 2007. La Turquie n’a formé aucune objection, et la relation d’apostille entre les deux États date de ce jour. L’Allemagne avait objecté à l’adhésion, et cette objection a été retirée avec effet au 17 juillet 2026. Rien ne change pour un acte turc ; le changement se voit dans les dossiers à trois pays. Une personne vivant en Turquie qui doit envoyer un acte allemand en Moldavie peut désormais le faire avec une apostille allemande, alors que la chaîne consulaire était nécessaire avant cette date. Quiconque part avec un acte allemand plus ancien vérifie d’abord cette date.

Chișinău a objecté au Kosovo

La Moldavie figure parmi les États qui ont objecté à l’adhésion du Kosovo ; son nom apparaît dans la note Kosovo du rapport complet de la HCCH. Aucune apostille ne circule donc entre le Kosovo et la Moldavie, dans aucun sens. Le détail compte dans les dossiers qui transitent par la Turquie : un étudiant kosovar en Turquie dont l’acte kosovar est destiné à la Moldavie le prépare par les procédures de légalisation propres aux deux États, non avec une apostille. Un diplôme turc obtenu par ce même étudiant est un acte turc et voyage avec une apostille. Entre la Turquie et la Moldavie, l’objection n’a aucun effet.

CIEC n° 16 oui, Convention d’Athènes non

La CIEC n° 16 s’applique à la Moldavie depuis le 15 mai 2008 : un extrait de naissance, de mariage ou de décès délivré sur formulaire plurilingue (Formül A, B ou C) par l’office turc d’état civil, le nüfus müdürlüğü, est dispensé d’apostille en Moldavie ; la traduction relève de l’autorité moldave destinataire. La Moldavie n’a pas adhéré à la CIEC n° 17, de sorte qu’une attestation de célibat ou de résidence produite pour un mariage ne bénéficie d’aucune dispense de légalisation et reçoit une apostille. La Convention européenne de 1968 (STE 063) s’applique à la Moldavie depuis le 31 août 2002 ; les actes consulaires des deux États sont mutuellement dispensés de légalisation. Le règlement (UE) 2016/1191 ne joue qu’entre États membres ; ni la Moldavie ni la Turquie ne sont couvertes.

Roumain, turc et français : la traduction pour la Moldavie

Un acte moldave est présenté en Turquie avec une traduction en turc certifiée par un notaire ; aucune source lue ici ne dit si le certificat moldave doit être traduit lui aussi, et l’office turc qui reçoit l’acte en décide. Pour un acte turc destiné à la Moldavie, la langue et le lieu de la traduction s’apprennent auprès de l’institution moldave destinataire ; une traduction faite en Turquie est certifiée par un notaire et cette certification reçoit sa propre apostille. Un acte moldave rédigé en roumain et destiné à une administration francophone après un passage par la Turquie suit les règles de cette administration, non celles décrites ici. Points non vérifiés par ce site : la façon dont la Moldavie définit un acte administratif ; le caractère électronique ou non des apostilles du ministère des Affaires étrangères ; l’accueil réservé par les institutions moldaves à une impression e-Apostil turque. La page d’autorité de la HCCH date de 2020, et le nom de l’agence ou la répartition du travail ont pu changer depuis.

La traduction dans le circuit

À quel moment intervient la traduction ?

  1. Acte destiné à l’étranger Les sources décrivent deux voies : l’apostille sur l’original, ou une traduction certifiée par un notaire, l’apostille confirmant alors la signature du notaire. L’autorité destinataire indique celle qu’elle attend.
  2. Acte étranger utilisé en Turquie Les sources décrivent d’abord l’apostille dans son pays, puis une traduction en turc avec certification notariale ; l’institution turque qui le reçoit confirme sa propre exigence.
  3. Parfois, rien n’est nécessaire Les extraits plurilingues d’état civil et certains traités suppriment la traduction ou l’apostille. L’autorité qui reçoit l’acte décide.

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