Le dossier éthiopien soulève d’emblée la question de la langue. La notice du ministère turc définit la première étape d’un acte non apostillé comme sa traduction « dans la langue du pays concerné » ; pour l’Éthiopie, s’agit-il de l’amharique, ou de l’anglais que l’institution destinataire accepte peut-être ? La réponse détermine le point de départ de la chaîne. La page montre comment ce choix de langue façonne la chaîne.
Addis-Abeba sans ligne HCCH ni siège de Membre
Aucune ligne n’est ouverte pour l’Éthiopie dans le tableau de la HCCH et le pays ne siège pas parmi les Membres de la Conférence. L’acte destiné à l’Éthiopie reçoit donc la certification préfectorale que décrit la notice du ministère plutôt qu’une apostille, et la chaîne se prolonge jusqu’au Bureau de légalisation du ministère turc. L’Éthiopie n’a adhéré ni à la STE 063 ni aux conventions n° 16 et n° 17 de la CIEC ; un acte de naissance ou de mariage ne dispose d’aucun formulaire plurilingue. Un acte apostillé par erreur ne franchit pas le Bureau.
Traduire en amharique depuis la Turquie
Si la traduction amharique se fait en Turquie, la chaîne commence chez un traducteur assermenté pour l’amharique, qui signe devant le notaire ; le notaire certifie cette signature. L’amharique reste une langue de traduction rare en Turquie, et trouver un traducteur dont le serment est déposé chez un notaire relève des recherches du titulaire ; ce site ne l’a pas mesuré. L’autorité préfectorale certifie ensuite le notaire, et le ministère l’autorité préfectorale ; aucun de ces maillons ne contrôle l’exactitude de la traduction. Ajoutée après coup, une traduction amharique laisserait les certifications antérieures attachées au texte turc seul.
Quand la traduction se fait à Addis-Abeba
Si l’institution éthiopienne préfère faire traduire chez elle, par un traducteur qu’elle connaît, la chaîne turque se construit sur l’original ou sur une copie certifiée conforme par le notaire. Le maillon notarial porte alors sur la copie et non sur une traduction ; la préfecture et le ministère certifient toujours la signature du notaire. L’acte part en turc et reçoit sa traduction en Éthiopie. Laquelle des deux solutions s’applique dépend de l’institution éthiopienne, préférence que ce site n’a pas vérifiée. Mieux vaut l’obtenir par écrit, car les deux solutions commencent par un acte notarié différent et l’on ne passe pas de l’une à l’autre en cours de route.
Pièces de société ou diplôme vers l’Éthiopie
Dans un dossier de société, la circulaire de signature et la procuration sont déjà des actes notariés et passent au deuxième maillon avec la seule signature du notaire. L’extrait du registre du commerce et le certificat d’activité entrent par une copie certifiée conforme ou par la certification notariale de leur traduction. Pour un diplôme en exemplaire unique, la copie notariée sert de base. Dans tous les cas, le résumé de la chaîne reste le même : notaire, préfecture ou sous-préfecture du lieu d’établissement, Bureau de légalisation, mission d’Éthiopie. Cette règle de lieu vient de la notice non datée du ministère turc des Affaires étrangères ; que la modification de 2024 de l’article 199 de la loi sur le notariat couvre aussi cette légalisation n’a pas été vérifié lors du relevé de ce site. La manière de déposer au nom d’une société est décrite par le Bureau lui-même.
L’acte éthiopien en Turquie et les points laissés ouverts
Un acte établi en Éthiopie gagne la Turquie par l’une des deux voies de la notice : légalisation à la mission turque en Éthiopie, ou passage par la mission éthiopienne en Turquie suivi d’une certification par le ministère ou par la préfecture de sa province, que ce site n’a pas confirmée. L’administration turque le reçoit une fois la chaîne close, avec une traduction turque notariée ; un traducteur assermenté pour l’amharique est nécessaire là aussi, et la traduction des cachets de légalisation se règle avec l’institution turque. La pratique de la mission éthiopienne, les pièces qu’elle réclame, son délai et son droit ne font pas partie du relevé de ce site. Le cabinet de traduction transpose l’amharique ou l’anglais, sans apprécier l’accueil du dossier en Éthiopie ni conduire les certifications.